Dead Drops : réseau de partage hors ligne, réappropriation techno et cybersécurité. Carte, 2300 spots, 75 To. Découvrez comment en profiter.

  • Libb@piefed.social
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    10 months ago

    La véritable problématique concerne la confiance : un dispositif USB accessible publiquement représente l’antithèse d’un environnement sécurisé et maîtrisé.

    De fait.

    Et en plus de la confiance l’autre vrai gros souci que le système pointe du doigt c’est… la tolérance. Et je veux bien parier, que c’est une chose qui agace certains libristes plus que tout.

    Car un accès libre (et non-fliqué) à un support de stockage implique mécaniquement la possibilité… j’ai failli écrire ‘le risque’ mais c’est pas un risque du tout, c’est un composant à part entière du projet… la possibilité, donc, de laisser n’importe qui y déposer du contenu que, soi-même, on aurait jamais choisi de partager, ou même du contenu avec lequel on serait en total désaccord.

    Cochonneries pornographiques ou idéologiques, contenus illégaux, etc.

    Au fond, c’est le principe même de la liberté d’expression qui est rappelé avec ces petites clés offertes sans contrôle :

    La liberté, ce n’est pas ce que moi, la personne qui dépose la première une clé quelque part, je décide qu’elle a le droit d’être. La liberté, c’est ce que la foule des autres utilisateurs de cette clé décide qu’elle est… que je sois d’accord avec leur définition, ou pas.

    Une fois partagée, je ne suis plus maître de cette clé, ni de son contenu, ni de l’usage qui en sera fait. Encore moins ai-je la maîtrise de contrôler qui pourrait contribuer un autre contenu.

    A mes yeux, c’est à un excellent projet… car il dépouille son auteur de tout pouvoir de décision sur ce qu’il a initié. Un peu comme la GPL dépouille le développeur de tout pouvoir sur son code informatique du moins si j’ai bien pigé (j’espère que oui, parce que c’est ma principale motivation pour avoir adopté le logiciel Libre: la philosophie GNU, ce choix de renoncer au contrôle)

    C’est une approche immorale oupeut-être amorale, car elle empêche quiconque d’imposer sa propre morale comme une morale universelle. Morale étant à entendre dans le sens de capacité à distinguer le bien du mal.

    Bref, c’est pas tout mais je dois aller préparer le déjeuner.

    • zloubida@sh.itjust.works
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      10 months ago

      C’est quand même contrôlable (et tant mieux à mon avis). Pas aussi efficacement qu’avec un algorithme automatisé, mais il suffit au/à la/aux gestionnaire(s) du point de vérifier ce qui est sur la clef régulièrement, et de supprimer les contenus qu’iel(s) refuse d’aider à partager. C’est peu viable si ce système devient utilisé à haute fréquence, mais j’imagine que vu le caractère très underground de la chose, se connecter une fois par jour suffit largement à empêcher qu’une chose qu’on ne veut pas voir partagé ne le soit effectivement pas. Si c’est une petite asso qui gère le point, c’est tout à fait faisable.

      Je dis tant mieux parce qu’organiser un point où est hébergée, pour donner un exemple qu’on a toustes en tête, de la pédopornographie, c’est être complice des pédophiles. Je crois que si on se donne la mission de partager des données, mission que personne ne nous force à prendre, on doit prendre une certaine responsabilité avec. Dans une mesure raisonnable évidemment, il s’agit pas d’être extrémiste dans l’autre sens, mais on peut pas simplement se laver les mains au nom de la liberté.

      Et c’est vrai plus généralement : si on veut une société libre, il faut accepter individuellement d’être responsables. L’ordre sans le pouvoir, en d’autres termes.

  • Pierre@jlai.lu
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    10 months ago

    J’adore le concept ! Par contre le site geeek.org est visiblement fait par quelqu’un qui génère tout avec chatgpt, images et textes, c’est cracra 🫣